Téléphoner au volant : il va falloir choisir

smartphone au volant dangers

Quel fléau que cette maudite habitude de tripoter son téléphone portable quand on est responsable d’un véhicule de plusieurs centaines de kilos. Navigation web, textos ou toutes autres sollicitations de son téléphone : notre cerveau ne peut pas tout gérer et nous n’avons pas (encore) la possibilité, comme les caméléons, de regarder dans plusieurs directions en même temps. Le smartphone au volant ? Un réel danger malheureusement trop sous-estimé. 

Pourquoi le fait téléphoner au volant est-il si dangereux ? 

Il faut d’abord comprendre pourquoi nous sommes sans cesse obnubilés par notre téléphone. L’Être humain actuel a un fameux défaut : le manque de connectivité, le fait d’être (in)visible et/ou de voir ce que devient (son) monde génère chez nombre de personnes un effet anxiogène. On appelle cela la peur de manquer quelque chose ou, en anglais, « fear of mission out » (vous entendrez surtout parler du phénomène avec le terme « FOMO« ). Cette peur intervient ainsi à n’importe quel moment, y compris quand vous êtes au volant. Selon les statistiques, le Français moyen aurait envoyé plus de 60 SMS par semaines en 2014. En comparaison, ce nombre était trois fois moins important en 2009 !

Selon le site officiel français de la Sécurité Routière, on retiendra les chiffres suivants : 

  • 31% des automobilistes avouent lire leurs SMS au volant (avec 6 jeune de moins de 35 ans sur dix).
  • Il est dit qu’écrire un message au volant multiplie par 23 le risque d’accidents de la route. 
  • Un accident corporel sur dix est lié à l’utilisation d’un téléphone au volant

Mais on estime également : 

  • Que le temps de réaction augmente entre 30 et 70%
  • Que le conducteur a des risques de dévier de sa trajectoire.
  • Ou encore d’oublier de s’arrêter à un passage piéton ! 

Quels sont les risques ? 

Envoyer ou recevoir un message sur son téléphone nécessite en moyenne cinq secondes. Cinq secondes où notre regard ne se focalise par sur la faune routière et sur ses multiples dangers. Cinq secondes, c’est donc très long. Cela représente de réels risques (évoqués plus bas).  Ainsi, le téléphone au volant distrait le conducteur. On dénombre quatre sources de distraction : 

  1. La distraction visuelle : on ne voit pas la route pendant quelques secondes, ce qui est particulièrement élevé.
  2. La distraction physique : notre attention ne se focalise plus sur ce que l’on fait concrètement (soit, conduire, pour rappel).
  3. La distraction cognitive : nos pensées sont naturellement ailleurs.
  4. Et, enfin, la distraction auditive : on a beau croire que l’on peut faire plusieurs choses en même temps, la conduite sollicite tellement d’énergie et de concentration, qu’utiliser son téléphone nous coupe d’éléments vitaux et sonores.
  • Au niveau corporel :

Au niveau corporel, le risque est particulièrement élevé. Il l’est pour vous, pour vos passagers et pour les autres usagers (faibles ou non). Tout ça pour un message envoyé qui aurait pu l’être dans d’autres conditions ou tout simplement plus tard. Ainsi, les sévices corporels sont simplement (et malheureusement) liés à l’accident routier qui pourrait survenir suite à distraction fatale. 

  • Au niveau légal : 

Jusqu’en 2003, la loi française liée au code de la route était plutôt floue et ne mentionnait tout spécialement pas l’utilisation d’un téléphone au volant. Les choses ont évoluées dès 2012 via un article (le R.412-6) qui prévoit que « tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent. Ses possibilités de mouvement et son champ de vision ne doivent pas être réduits par le nombre ou la position des passagers, par les objets transportés ou par l’apposition d’objets non transparents sur les vitres. Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions ci-dessus est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe. » Cela désigne donc une amende forfaitaire de 135€ (ou 90€ si elle est payée dans les trois jours) et d’un montant pouvant grimper à 750€ en cas de retard. En outre, téléphoner au volant peut vous faire perdre trois points à votre permis de conduire.  

Existe-t-il une solution ou une alternative ?

Téléphoner ou conduire : faut-il vraiment choisir ? En effet, si ne pas téléphoner du tout au volant semble la solution parfaite, il existe quelques alternatives. La plus connue est le kit mains libres. Cependant, les lois évoluent assez vite à ce sujet et, dès le 30 juin 2015, il sera interdit d’utiliser des kits mains libres classiques. Tout est perdu pour ceux qui ne peuvent pas s’en empêcher alors ? Pas vraiment, la seule possibilité sera d’utiliser des appareils bluetooth. Pourquoi blâmer les kits mains libres classiques ? Selon le ministre de l’intérieur, « le kit mains libres est un dispositif qui (…) empêche d’entendre ce qui se passe autour [du conducteur]. Le but est qu'[il] garde l’appréhension du monde extérieur. » En effet, l’argument se tient, bien entendu. Certains voitures en sont équipées alors que d’autres devront profiter d’un ajout supplémentaire. On retrouve des kit mains libres Bluetooth à partir de 20€. 

LES CONSEILS DE PROTEGERVOTREFAMILLE CONCERNANT LE FAIT DE TÉLÉPHONER AU VOLANT DE SA VOITURE

Les dangers du téléphone au volant : grande dépendance de l'hyper-connectivité (effet "FOMO"), trois personnes sur dix lisent des SMS au volant, le temps de réaction augmente de 30 à 70%, déviation de la trajectoire ou encore les quatre niveaux de distraction.

Les solutions ? Le kit mains libres... uniquement en bluetooth. Naturellement, l'idéal serait de ne pas téléphoner au volant... ou alors de se garer en toute sécurité ou de laisser un passager s'en occuper ! 

Parce que la prévention n’est malheureusement pas toujours suffisante, découvrez l’offre exclusive de Protegezvotrefamille avec devis et souscription ligne via votre PC, tablette et mobile. 

Une réflexion au sujet de « Téléphoner au volant : il va falloir choisir »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *